Réserve de Gilé au Mozambique

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Le 13 juillet dernier, la Fondation Internationale pour la Gestion de la Faune (IGF) a célébré ses 10 ans de coopération au Mozambique dans la Réserve Nationale de Gile, en présence de l’Ambassadeur de France au Mozambique. L’occasion de saluer les succès de la coopération franco-mozambicaine, incarnée notamment par l’action du FFEM et de l'AFD dans la Réserve Nationale de Gile.

La Fondation IGF a choisi la Réserve Nationale de Gile comme symbole pour célébrer ses 10 ans de coopération au Mozambique, en partenariat avec l’Ambassade de France au Mozambique, le FFEM et l’AFD.

La Réserve Nationale de Gilé (RNG) est l’une des six réserves nationales

Située dans la province de Zambézia, sa superficie est  de 210 000 hectares. Elle est essentiellement composée de forêts sèches dites de Miombo. Elle est considérée comme un des joyaux de l’exceptionnelle biodiversité végétale comme animale du Mozambique. La RNG a abrité ainsi la dernière population de rhinocéros noirs du pays.

La réserve a longtemps fait face à une forte pression anthropique

32 000 personnes situées en périphérie de la réserve tirent en effet une partie de leurs revenus de ses ressources.

La faune et la flore de la réserve ont subi des dégradations préoccupantes, notamment causées par l’agriculture en défriche-brûlis, la coupe illégale de bois ou encore le braconnage.

Depuis 2009, la Fondation IGF a développé un accord de co-gestion avec le gouvernement mozambicain.

Grâce à un financement du FFEM, elle s’emploie à réhabiliter la Réserve en mettant en place un cercle vertueux conciliant développement économique et préservation de l’environnement.
 

  • Un premier projet a contribué de 2009 à 2013 à réduire les pressions anthropiques sur la réserve en développant des infrastructures sociales et des activités génératrices de revenus au bénéfice des habitants des zones périphériques. Il a également permis au Ministère mozambicain du tourisme de développer à nouveau des activités en partenariat avec la réserve, d’écotourisme notamment. Il a aussi permis de réintroduire plusieurs espèces animales, telles que les buffles, les gnous ou les zèbres.
  • Le second projet vient de s’achever en juin 2017. Il a contribué à assurer à la réserve une source durable de financement à partir d’activités d’agriculture de conservation. L’objectif était de consolider les efforts de réhabilitation et d’agir contre les causes premières de la déforestation tout en promouvant un développement économique intégré des populations riveraines. 

Ce second projet a aussi permis de nourrir une réflexion plus large sur les stratégies d’appui à la résilience et l’adaptation au changement climatique.

Réflexion qui s’inscrit notamment dans le cadre de la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques et le mécanisme de Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD+) engagé depuis 2005.
Cette action de coopération environnementale est également organisée autour de partenariats avec des ONG françaises telles qu’Agrisud et Etc Terra.

Documentaire sur la réserve de Gilé - Réduire la déforestation